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Re: Les vieilles traditions de Noël : en Anjou

Message non luPosté: Mer 3 Déc 2008 07:45
par Angelsub
[highlight=#BFFF40]Noël dans le Languedoc[/highlight]

"Dans l'Ariège, la veille de Noël, les enfants parcouraient les rues en frappant de porte en porte et en criant :"Relheu, relheu - Se i a quicom de bon que sorte l'heu (si vous avez quelque chose de bon, sortez-le)." On leur offrait des gâteaux et des pommes. L'oie rôtie était de tradition au menu. Elle était servie avec une soupe aux choux dont la cuisson se terminait enfuie dans la cendre, avant la messe de minuit. On dégustait aussi des saucisses fraîches, du pâté et du foie gras."

Re: Les vieilles traditions de Noël : dans le Languedoc

Message non luPosté: Jeu 4 Déc 2008 08:25
par Angelsub
[highlight=#FF8000]Noël en Auvergne[/highlight]

"Avant de commencer le repas maigre du 24, le père de famille allumait une bougie, se signait puis en soufflait la flamme avant de passer la bougie au fils ainé qui agissait de même en la passant éventuellement à sa femme qui la tendait au cadet, etc ... jusqu'au plus jeune qui placait la bougie sans l'éteindre sur la brioche prête à être dégustée. Puis le repas commençait avec en autres la traditionnelle soupe au fromage. Quand minuit arrivait, on rejoignait les autres menbres du village pour aller à la messe. Le repas suivant était constitué de lait chaud, de saucisses fraîches et de produits variés de la ferme, arrosés de vin pétillant. Le 25 au matin, on allumait la chandelle qui la veille était passée de mains en mains."

Re: Les vieilles traditions de Noël : en Auvergne

Message non luPosté: Ven 5 Déc 2008 08:01
par Angelsub
[highlight=#FF8000]Noël en Corse[/highlight]

A Noël, Natale, l'appel du Rocchiu (un cri corse) réunissait les enfants et les hommes pour aller chercher du bois. Branches, racines et arbres étaient ensuite rassemblés sur la place de l'église afin de constituer le tas le plus gigantesque possible pour y mettre le feu et fêter dans la lumière la venue du divin enfant ! L'ardent bûcher brûlait au moins jusqu'au 1er janvier. Ensuite chaque famille prenait soin de récupérer un peu de cendre pour la placer dans son foyer. La maison était ainsi purifiée, à l'abri de tout mauvais sort et de maladie. Les familles se réunissent dans la maison des grands-parents autour du fugone, une sorte de barbecue improvisé chaque année pour l'occasion et disposé au milieu de la pièce principale de la maison. Il parait qu'on y brûlait autant de grosses bûches qu'il y avait d'hommes dans la famille.
L'ambiance était toujours chaleureuse autour des flammes. Le cochon de lait ou un chevreau cuisait, embroché sur une solide brache de thym. Il ne faut pas oublier non plus les fabuleuses brochettes de merle parfumées aux myrtes sur leur lit de plantes aromatiques. Pour mettre un terme à la vendetta, le soir de Noël était l'occasion de faire la paix dans les différente familles.
Comme en Bretagne, les morts n'étaient pas oubliés, la porte était laissée ouverte pour qu'ils puissent venir consommer le repas qu'on leur avait préparé. Bien entendu, il ne restait jamais rien le lendemain."

Re: Les vieilles traditions de Noël : en Corse

Message non luPosté: Ven 5 Déc 2008 09:04
par patsub
j'espère qu'un jour je passerai un noel en corse... :]

Re: Les vieilles traditions de Noël : en Corse

Message non luPosté: Ven 5 Déc 2008 09:09
par Angelsub
patsub a écrit:j'espère qu'un jour je passerai un noel en corse... :]
:coeur:

Re: Les vieilles traditions de Noël : en Corse

Message non luPosté: Mar 9 Déc 2008 08:05
par Angelsub
[highlight=#FF4000]Noël en Bourgogne[/highlight]

"La veille de Noël, les enfants de Bourgogne comme de bien des régions de France, allaient de maison en maison en chantant des chansons évoquant les rois mages, ils obtenaient des dons en argent ou en nature.
L'usag de la bûche de Noël y était fort répandu. On tenait même à ce que le feu brûle au moins toute la nuit de Noël afin que la Vierge puisse venir changer l'enfant et lui réchauffer sa bouillie ! Comme en Lorraine, on faisait aussi un grand nettoyage de la maison afin qu'elle soit accueillante pour la Vierge. En revanche le pain d'épice n'a pas été inventé en Bourgogne, mais en Chine par la dynastie Tang. Le mi-king (ou mi-kong, pain de miel) apparaît au 10éme siècle dans l'empire du milieu, mais dans le duché de Bourgogne, seulement au 14éme siècle. Le pain d'épice est fait d'une bouillie au miel qu'on appelle la gaude. Quand elle est moulée puis recuite, la gaude devient le pain de gaulderye : le pain d'épice."